12/12/2008

Je lis pour l'instant...

LA TEMPÊTE         (Juan Manuel De Prada).

 

Il y a des choses auxquelles on ne se prépare jamais. Assister à l'agonie d'un inconnu par exemple, alors que vous êtes un touriste en voyage d'étude, que Venise est triste comme la mort et que vous avez vécu dans le silence parcheminé des livres et des bibliothèques. Alejandro Ballesteros a passé ses années de faculté à étudier La Tempête de Giorgione. Il entreprend un voyage à Venise dans l'espoir de contempler le sujet de sa thèse au musée de l'Académie. Bientôt témoin du meurtre d'un inconnu, il se retrouve entre les griffes d'un inspecteur pugnace qui se berce d'un indice néanmoins concret : Ballesteros est historien d'art et la victime un faussaire… Avec ce thriller poétique, Juan Manuel de Prada s'attache à Venise et vogue sur le grand canal d'un roman gothique, nous laissant un curieux sentiment, un doux malaise jouissif que seule la littérature (la bonne) peut nous offrir. Pour vous, Venise ne sera plus jamais la même après cette Tempête. Envolées les visions de cartes postales, bienvenue dans un monde où la religion de l'art recèle de dangereux fanatiques. La Tempête a obtenu le prix Planeta en 1997. --Hector Chavez

Quatrième de couverture
« Il est difficile et obscène d'éviter le regard d'un homme qui saigne à mort, mais plus difficile encore de le soutenir et de surnager dans le tourbillon de passions troubles et de secrets posthumes qui s'entassent dans ses rétines. » Ainsi commence l'aventure d'Alejandro Ballesteros, maure-assistant en histoire de l'art, venu à Venise pour voir le mystérieux tableau de Gorgione, La Tempête. En quatre jours, Ballesteros est témoin de l'assassinat d'un célèbre faussaire, s'éprend d'une femme exceptionnelle et fait la connaissance de personnages ténébreux liés au trafic de tableaux. Mêlant intrigue policière et réflexion sur l'art, opposant la raison à la passion dans le vertige de la création artistique, juan Manuel de Prada s'impose par l'extraordinaire vigueur de son style comme le plus grand des jeunes écrivains espagnols.

 

  • Poche: 349 pages
  • Editeur : Seuil (14 janvier 2002)
  • Collection : Points
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2020525763
  • ISBN-13: 978-2020525763

    Avis personnel :

  • Découverte de cet auteur au travers  de cet ouvrage. Bonne surprise !

    Le héros, Alejandro Ballesteros, jeune étudiant espagnol, venu à Venise pour étudier et peaufiner sa thèse sur le tableau du peintre vénitien Giorgione "La Tempête", exposé à l'Accademia de la ville, va se trouver, dès son arrivée, mêlé, bien malgré lui, à un tourbillon d'événements innatendus, commençant par le meutre, presque sous ses yeux, d'un inconnu qui se révélera bientôt être un habile faussaire et trafiquant d'oeuvres d'art.

    Je suis désireux, depuis un moment déjà, de me rendre quelques jours à Venise pour visiter cette cité magique et ses multiples trésors, connus et cachés et la lecture de ce livre de Juan Manuel de Prada n'a fait que me consolider dans ce désir par ses descriptions de la ville au grè du Grand Canal, des ses palais romantiques, de ses ruelles étroites où l'on aurait vite fait de se perdre et nous nous enfonçons rapidement dans Venise, son "Acqua Alta" ses canaux brumeux, ses odeurs d'eau et d'algues,...

    Comment ne pas s'attacher aussi à ses différents personnages plus surprenant les uns que les autres, d'un inspecteur de police vénitien amoureux à une orpheline troublante et troublée.

    Bref, un récit captivant et un bon moment de lecture à savourer pour une évasion réussie.

    Ma cote perso : 9/10.

     

                       la tempête - grande

    18:45 Écrit par Chaparal dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lecture-roman |  Facebook |

    Commentaires

    je te parle aussi de ma lecture actuelle? Jusqu'à ce que mort s'ensuive de Roger Martin: excellent! j'en suis presqu'à la fin et je n'ai pas eu un instant de relâchement tant ce livre t'emporte. pas un polar hein, c'est un livre sur le racisme surtout. et une rtés belle, trés belle histoire familiale.
    je te souhaite un beau we, bises Patrick! à bientôt.

    Écrit par : mimi | 12/12/2008

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